Intermittents du spectacle VS le reste du monde

Intermittents du spectacle, vous êtes de petits veinards! Si si, c’est vrai! Vous savez pourquoi? Parce que vous vivez en France pardi! Vous mourrez d’envie de savoir si l’herbe est plus verte ailleurs? Suivez le guide!

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Au Québec

Commençons par nos cousins francophones dont les contrées lointaines font rêver tant de Français. Qui n’a jamais entendu parlé du Québec comme d’un Eldorado, certes un peu frisquet, mais offrant des possibilités de réussites inimaginables de notre côté de l’Atlantique?

Pas forcément pour les artistes en tout cas, qui ont là-bas un statut proche des professions libérales en France. En d’autres termes, aucune prestation n’est versée par l’Etat, excepté quelques bourses qui concernent environ 5% des artistes… Et les répétitions ne sont pas rémunérées.

Le système est globalement le même aux USA.

France = 1, Québec = 0

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En Italie

Revenons donc en Europe, pour voir comment nos voisins s’en sortent. En Italie, seuls les techniciens bénéficient d’une assurance-chômage, même si elle est extrêmement limitée: maximum 65 € par jour (ou 80% du salaire moyen) pendant 78 jours par an.

De plus, les répétitions et les inter-contrats sont payés par le producteur… en théorie. En pratique, les producteurs les paient très rarement. Et de nombreux artistes se font passer pour des techniciens pour tenter de joindre les deux bouts.

Ok, on est toujours mieux en France!

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 En Allemagne

Le constat n’est pas plus brillant chez nos amis d’outre-Rhin, où les artistes n’ont pas de statut particulier: ils sont soit salariés, soit travailleurs indépendants. A noter: une loi de 1983 permet aux artistes travailleurs indépendants de cotiser comme des salariés et d’avoir accès au même niveau de protection sociale pour ce qui concerne la retraite, la dépendance et la santé.

Mais pas d’allocation chômage à l’horizon! Seulement un équivalent du RSA et de l’aide sociale si besoin.

Pas de doute, la France est encore number one.

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En Angleterre et en Suède…

Sans surprise, rien de particulier à signaler en Grande-Bretagne ni chez nos amis suédois: les artistes qui ont la chance de décrocher un contrat de travail sont simplement des salariés comme les autres. Mais rien n’a été fait pour tenir compte des spécificités du secteur, comme la France l’avait fait dès 1936.

Vous l’aurez compris, mis à part quelques rares pays comme la Belgique qui a adopté une réforme en 2014 pour lutter contre la précarité des artistes, ou encore le Luxembourg, rares sont les gouvernement qui tiennent compte du caractère intermittent et fluctuant des activités professionnelles des artistes.

Et vous, qu’en pensez-vous? Travailler à l’étranger, ça vous tente? Lisez (ou relisez) notre article sur le régime français, ça vous aidera à relativiser!

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A propos de l'auteur

Christophe Belzunce
Auteur, webmaster, et consultant en développement artistique spécialisé dans le spectacle vivant: diffusion, communication, partenariats...

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